Comprendre l'assainissement par les plantes
Bienvenue dans notre glossaire dédié à l’assainissement écologique et à la phytoépuration. Que vous soyez un particulier, une collectivité ou un professionnel, cet espace rassemble et définit les termes essentiels de l’Assainissement Non Collectif (ANC).
De la compréhension biologique des bactéries aérobies au fonctionnement technique d’une Phytostation® , nous vous aidons à décrypter les solutions naturelles qui transforment durablement le traitement des eaux usées en un véritable atout pour la biodiversité.
L’Assainissement Non Collectif (ANC) désigne les systèmes de traitement des eaux usées domestiques des habitations non raccordées au réseau public d’assainissement. Il assure la collecte, le prétraitement, l’épuration, puis l’infiltration ou le rejet des eaux traitées.
Les filtres plantés agréés peuvent être utilisés en ANC. Le SPANC (Service public d’assainissement non collectif) contrôle la conformité.
Élément nutritif présent dans les eaux usées sous forme organique (ammonium (NH₄⁺ – forme réduite de l’azote), protéines, urée). Dans un système de phytoépuration, les micro‑organismes transforment l’azote organique en nitrates (NO₃⁻ – forme oxydée de l’azote assimilable par les plantes) puis en diazote (N₂ – gaz d’azote libéré lors de la dénitrification), réduisant ainsi la charge azotée.
Micro‑organismes qui nécessitent de l’oxygène pour leur métabolisme et leur croissance. Dans un filtre planté vertical, l’oxygénation par les plantes stimule ces bactéries qui transforment l’azote organique en nitrates (NO₃⁻ – forme oxydée de l’azote assimilable par les plantes) et oxydent les composés organiques.
Micro‑organismes qui vivent en absence d’oxygène. Dans le filtre planté horizontal saturé en eau, ces bactéries dégradent les polluants complexes et transforment les nitrates (NO₃⁻ – forme oxydée de l’azote assimilable par les plantes) en diazote (N₂ – gaz d’azote libéré lors de la dénitrification).
Structure tridimensionnelle formée par l’agrégation de bactéries, algues et champignons entourés d’une matrice de polysaccharides (longues chaînes de sucres, composant majeur du gel du biofilm). Il protège les microbes et participe à la dégradation des polluants.
Principe général consistant à utiliser des organismes vivants (bactéries, plantes) pour dégrader ou neutraliser des polluants. La phytoépuration est une forme spécifique de bioremédiation (aussi appelée phytoremédiation) qui utilise l’action combinée des plantes et des micro-organismes du sol pour transformer les substances nocives en composés inoffensifs
Les dépôts de matières organiques retenus à la surface d’un filtre planté vertical se transforment en un compost stabilisé. Ce compost est retiré environ tous les 10 à 15 ans lors du curage, sans vidange fréquente.
Dispositif hydraulique de répartition qui se remplit progressivement puis bascule d’un coup, délivrant une “chasse” (lame d’eau brève et énergique) vers le réseau de distribution du filtre, généralement en amont d’un filtre planté vertical. Il assure un apport intermittent, uniforme et gravitaire, favorise l’oxygénation, limite le colmatage et fonctionne sans électricité (entretien : nettoyage périodique des dépôts).
Obstruction progressive des pores du substrat par des particules solides ou une croûte organique. Les mouvements des plantes et la faune limitent ce phénomène; l’entretien consiste à retirer les feuilles mortes et à racler légèrement le substrat.
Organisme qui réalise les essais de performance des systèmes d’assainissement non collectifs conformément à l’arrêté du 7 septembre 2009. La gamme de Phytostations® est agréée par le CSTB.
Opération consistant à extraire les sédiments ou les boues accumulés.
Quantité d’oxygène nécessaire aux micro‑organismes pour dégrader biologiquement les matières organiques dissoutes ou en suspension dans l’eau, mesurée sur 5 jours à 20 °C. C’est un indicateur majeur de la pollution organique biodégradable.
Indicateur qui mesure la quantité d’oxygène nécessaire pour oxyder chimiquement les matières organiques et minérales contenues dans l’eau usée. Elle est toujours supérieure à la DBO5 (oxygène nécessaire pour dégrader biologiquement la matière organique en 5 jours); un Équivalent-Habitant correspond à 135 g de DCO (oxygène nécessaire pour oxyder l’ensemble de la matière) par jour.
Réaction inverse de la nitrification se déroulant en absence d’oxygène. Des bactéries anaérobies transforment les nitrates (NO₃⁻ – forme oxydée de l’azote assimilable par les plantes) en diazote, étape réalisée dans les filtres plantés horizontaux.
Circulation naturelle de l’eau par la seule force de gravité, sans pompage. Les dispositifs gravitaires allient performance et biodiversité avec une empreinte carbone nettement réduite par rapport aux méthodes classiques.
Prêt sans intérêts mis en place par l’État pour financer les installations d’assainissement écologique jusqu’à 10 000 €, remboursables sur 15 ans.
Eaux usées provenant d’activités industrielles, artisanales ou commerciales. Leur composition variable nécessite un dimensionnement adapté des solutions de phytoépuration.
Substances inorganiques (sels, ions – nutriments dissous indispensables aux plantes et aux microbes) résultant de la minéralisation des matières organiques. Les plantes assimilent ces nutriments après leur décomposition par les micro‑organismes.
Unité de mesure utilisée pour évaluer la capacité de traitement d’une station d’épuration.
Substances organiques (sucres, acides aminés, acides organiques) sécrétées par les racines des plantes. Elles nourrissent les micro‑organismes (organismes microscopiques) de la rhizosphère (zone autour des racines riche en microbes et exsudats (substances sécrétées par les racines nourrissant les microbes)) et facilitent la biodégradation (décomposition des polluants par les micro‑organismes) des polluants.
Point de rejet du système où l’eau épurée est infiltrée dans le sol ou dirigée vers un milieu récepteur (milieu qui reçoit l’eau épurée). Sa conception doit prendre en compte la perméabilité du terrain (aptitude du sol à laisser passer l’eau).
Dispositif d’assainissement non collectif qui, ne relevant pas des normes techniques traditionnelles (comme l’épandage classique), doit obligatoirement obtenir un agrément ministériel après des tests d’efficacité pour être commercialisé et installé.
Les filtres plantés manufacturés (comme les Phytostations® de InphytO) sont des filières agréées. Ils offrent une alternative compacte et écologique aux systèmes traditionnels tout en restant conformes à toutes les réglementations.
Second bassin d’une Phytostation® saturé en eau. L’eau circule lentement à travers des graviers et des plantes hélophytes (plantes de zones humides aux racines immergées); les bactéries anaérobies éliminent les nitrates (NO₃⁻ – forme oxydée de l’azote assimilable par les plantes) par dénitrification et réduisent partiellement le phosphore par adsorption (fixation des polluants à la surface du substrat).

Premier bassin d’une Phytostation® où les effluents sont alimentés par intermittence sur un lit de granulats et de plantes. Les racines oxygènent le milieu et favorisent l’activité des bactéries aérobies; les eaux usées percolent à travers le substrat et la rhizosphère (zone autour des racines riche en microbes et exsudats (substances sécrétées par les racines nourrissant les microbes)), amorçant la nitrification et la minéralisation (transformation de la matière organique en composés minéraux simples).
Cuve enterrée assurant uniquement la collecte et le prétraitement (décantation) des eaux usées domestiques. Elle doit obligatoirement être suivie d’un système de traitement (épandage, filtre à sable) et nécessite des vidanges régulières.
La phytoépuration ne s’ajoute pas à une fosse septique, elle constitue une filière complète et indépendante. Des dispositifs comme les Phytostations® sont des systèmes d’ANC agréés qui assurent à la fois le prétraitement et l’épuration grâce aux plantes et micro-organismes, offrant une alternative durable aux systèmes traditionnels avec fosse.
Gaz (CO₂, CH₄, N₂O…) responsables du réchauffement climatique. Les installations gravitaires (circulation de l’eau sous l’effet de la gravité), sans énergie ni fosses, réduisent fortement les émissions de GES par rapport aux solutions mécaniques.
Plantes aquatiques dont le système racinaire est immergé et les feuilles émergent hors de l’eau (iris, typha, joncs…). Elles piègent les matières en suspension, oxygènent le substrat et sont indispensables à l’efficacité des filtres plantés.
Installation susceptible de présenter des dangers ou des nuisances pour l’environnement. Les projets industriels de phytoépuration doivent respecter les régimes ICPE applicables.
Technique d’épuration naturelle basée sur une succession de bassins peu profonds où l’eau s’écoule gravitairement (circulation de l’eau sous l’effet de la gravité). Elle combine des procédés aérobies et anaérobies impliquant des algues et des bactéries mais nécessite des surfaces importantes.
Plante aquatique de grande taille (joncs, iris, menthe aquatique…) qui assure la production d’oxygène, fournit un habitat et absorbe des polluants. Elles participent au cycle des nutriments dans les filtres plantés.
Particules solides retenues dans le substrat et les racines. Elles se décomposent progressivement en compost, réduisant la charge polluante; ce stade élimine jusqu’à 80 % des MES.
Dispositif compact d’assainissement individuel utilisant un réacteur biologique aérobie ou séquentiel. Il nécessite une alimentation électrique continue et des vidanges régulières.
Organismes microscopiques (micro‑organismes) présents dans les filtres plantés. Ils assurent la dégradation des polluants et l’assimilation des nutriments; leur activité est stimulée par l’oxygène et les exsudats racinaires (substances sécrétées par les racines nourrissant les microbes).
Processus de décomposition des matières organiques en éléments minéraux simples (nitrates, phosphates, dioxyde de carbone). Dans les filtres verticaux, cette minéralisation contribue à la formation du compost de surface.
Configuration d’une installation de phytoépuration où l’écoulement de l’eau d’un bassin à l’autre se fait naturellement grâce au relief du terrain, sans recours à une pompe de relevage électrique. Avantage : Ce fonctionnement passif renforce le caractère écologique et autonome du système, en supprimant la consommation d’énergie liée au transport de l’eau, ce qui en fait une solution particulièrement durable.
Présence d’une nappe phréatique (niveau d’eau souterraine – variable ou permanent) dans le sol pouvant varier selon les saisons. Elle influence la profondeur d’implantation et le choix du système d’assainissement.
Ions NO₃⁻ produits par l’oxydation de l’ammonium (NH₄⁺ – forme réduite de l’azote) lors de la nitrification. Ils sont assimilables par les plantes mais peuvent entraîner une eutrophisation (excès de nutriments provoquant une prolifération d’algues et une baisse d’oxygène) s’ils sont rejetés en excès; ils sont transformés en diazote (N₂ – gaz d’azote libéré lors de la dénitrification) dans le filtre horizontal.
Processus biologique où des bactéries autotrophes (microbes utilisant des composés minéraux comme source d’énergie) oxydent successivement l’ammonium (NH₄⁺ – forme réduite de l’azote) en nitrite (NO₂⁻ – intermédiaire de la nitrification) puis en nitrate (NO₃⁻ – forme oxydée de l’azote assimilable par les plantes) en conditions aérobies. C’est une étape clé de l’élimination de l’azote.
S’écouler lentement à travers un milieu poreux. Dans un filtre vertical, les effluents percolent à travers le substrat et la rhizosphère (zone autour des racines riche en microbes et exsudats (substances sécrétées par les racines nourrissant les microbes)), favorisant l’oxygénation et la dégradation des polluants.
Paramètre topographique essentiel pour déterminer le profil hydraulique et l’implantation de l’installation.
Aptitude du terrain à laisser l’eau s’infiltrer en profondeur.
Ce paramètre détermine si les eaux traitées en sortie de Phytostation® peuvent être infiltrées directement sur la parcelle pour retourner en toute sécurité dans les nappes phréatiques, ou si un autre exutoire est nécessaire.
Ions phosphorés (PO₄³⁻) présents dans les eaux usées. Leur excès est responsable d’eutrophisation (excès de nutriments provoquant une prolifération d’algues et une baisse d’oxygène). Dans la phytoépuration, ils sont partiellement réduits par adsorption (fixation des polluants à la surface du substrat) sur le substrat et absorption par les plantes.
Méthode d’assainissement écologique utilisant des plantes et des micro‑organismes pour filtrer et décomposer les polluants. L’eau traverse des substrats et des végétaux où les polluants sont absorbés, transformés ou minéralisés (transformés en composés minéraux simples).
Dispositif d’assainissement non collectif développé par InphytO. Il se compose de filtres plantés vertical et horizontal et constitue une solution écologique, économique et esthétique sans fosse ni vidange.
Plantes utilisées dans les filtres plantés (roseaux, iris jaune, typha, menthe aquatique, pontédérie…) qui oxygènent le substrat, stimulent l’activité microbienne, absorbent les nutriments et offrent une surface de colonisation.
Dispositif électromécanique (cuve + pompe) installé lorsque la pente naturelle du terrain est insuffisante pour acheminer les eaux jusqu’au filtre.
Bien que la phytoépuration fonctionne parfaitement avec ce système, il introduit une consommation électrique. Pour respecter l’objectif d’un assainissement autonome et économe en énergie, la configuration gravitaire (sans pompe) est privilégiée lors de la conception quand la topographie le permet.
Pratique consistant à réutiliser les eaux épurées pour des usages non potables (irrigation, arrosage). Elle nécessite une évaluation des risques et le respect des critères de qualité adaptés aux usages.
Ouvrage accessible (généralement en béton ou en plastique) situé en amont des filtres. Il permet de répartir uniformément l’effluent (eaux à traiter) sur la surface de plantation et de vérifier le bon écoulement hydraulique. Il est essentiel pour la maintenance et le contrôle visuel du système.
Zone d’interaction entre les racines et le sol. Les racines libèrent de l’oxygène dissous (O₂ présent dans l’eau) et des exsudats (substances sécrétées par les racines nourrissant les microbes), nourrissant les micro‑organismes aérobies essentiels à la dégradation des polluants; elles absorbent également une partie des nutriments.
Service public local chargé du contrôle technique des systèmes d’assainissement autonome (comme la phytoépuration).
Milieu poreux constitué de graviers et de sables qui sert de support aux plantes et aux micro‑organismes. Il offre une surface d’échange, retient les particules et favorise la filtration et l’aération.
Association du substrat avec la végétation et les micro‑organismes. Il retient les particules, assure la dégradation des contaminants et permet aux plantes d’assimiler les polluants dégradés.
Variation de la quantité et de la composition des polluants entrant dans le système. Les écosystèmes d’épuration naturelle sont conçus pour supporter de fortes variations de charge; des tests montrent qu’une Phytostation® peut accepter jusqu’à 400 % de variation pour des installations collectives.
Dispositif hydraulique orientant successivement l’effluent vers plusieurs compartiments afin de répartir la charge. Les Phytostations® InphytO fonctionnent sans vanne d’alternance grâce à leur fonctionnement séquentiel naturel.
Système biomimétique reproduisant la fonction d’épuration des zones humides naturelles. Les ZHA améliorent la qualité de l’eau, régulent les flux hydriques et augmentent la biodiversité; elles comprennent par exemple des zones tampons boisées et des noues végétalisées.
Le système repose sur la bioremédiation, utilisant l’action combinée des plantes et des micro-organismes. Dans un filtre vertical, les racines oxygènent le milieu pour stimuler les bactéries aérobies qui dégradent les polluants. Dans un filtre horizontal, des bactéries anaérobies prennent le relais en l’absence d’oxygène pour finaliser l’épuration.
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